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| 'til the love runs out. ◊ | |
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Auteur | Message |
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| (#) Sujet: 'til the love runs out. ◊ Mer 28 Oct - 23:47 | |
| denya weissbroken bones, scars on my skin yeah i feel disgraced, for my own killer sins
prénom(s) et nom › denya, un prénom original et peu courant qui lui a toujours valu beaucoup de compliments. un prénom exotique qu'elle porte bien et qui se marie parfaitement à sa longue chevelure brune et à sa peau hâlée. weiss, un patronyme qu'elle porte avec fierté, synonyme de la fortune familiale et du lourd héritage pesant sur ses frêles épaules, souvenir éternel de son père, un homme au parcours remarquable qu'elle admire plus que quiconque. surnoms › mis à part pour les quelques petits noms affectueux dont sa famille l'affuble parfois, elle n'en a pas. âge › vingt-trois ans, depuis le dix-neuf février. nationalité › officiellement canadienne, elle est née en Amérique mais a passé la plus grande partie de son adolescence à Dundee, une petite ville située au nord-est de l'Ecosse. étrangement, contrairement à beaucoup d'expatriés, elle s'est longtemps considéré plus écossaise que canadienne. orientation sexuelle › les hommes, depuis toujours. statut civil › célibataire. emploi/études › étudiante studieuse, elle entame sa première année de doctorat en droit international après avoir obtenu une licence et un master haut la main. son but ultime? décrocher une place au sein de l'ONU. elle est parfaitement consciente de la difficulté et de la compétition acharnée qui l'attend avant de pouvoir atteindre son rêve, mais cela ne l'empêche pas d'y croire. situation financière › très aisée, principalement grâce à l'héritage précieux d'une famille ancrée dans le dur monde de l'import-export pétrolier depuis des générations. ce monde à l'opposé de tout ce à quoi elle aspire ne l'a jamais réellement faite rêver. après tout, il n'était jamais question qu'elle en soit l'héritière. cet univers là était censé être celui d'erin, et non pas le sien. avatar › selena gomez. crédit › tumblr. ~ question une à quoi ressemblait ta vie au lycée? Le trou noir. Les murs blancs de l’hôpital, le corps d’Erin sur son lit immaculé, ses jambes désormais paralysées, et le bruit incessant de la machine qui l’aide à respirer. Le silence assourdissant, presque étouffant, qui entoure Denya à seulement dix-sept ans. Les sanglots perpetuellement coincés dans sa gorge. Les regards accablants de ses camarades de classe, les déjeuners derrière la troisième porte des toilettes pour filles, au dernier étage du bâtiment. La pitié qu’elle lit dans les yeux de ses professeurs et parfois même de ses anciens amis, qui ne la saluent plus que timidement, de l’autre bout du couloir. Le souvenir d’une mère effondrée, qui étouffe chaque soir des pleurs dans son oreiller, sans savoir que sa benjamine entend chacune de ses respirations haletante de l’autre côté du mur. Le visage de son père, qui pousse la porte d’entrée tard dans la nuit, accablé par la tristesse. Il préfère passer son temps au travail pour éviter la confrontation. Pour éviter les pleurs et les cris. Pour penser à autre chose qu’aux jambes sans vie de sa fille aînée. Tous deux en oublient leur deuxième bébé, la plus jeune. Elle aussi, souffre terriblement. Elle aussi, a besoin de réconfort. Elle ne s’est jamais sentie si seule. Si loin de tout, si vide. Elle a l'impression d'avoir tout perdu, Denya. Elle a l'impression que sa famille restera brisée à jamais. Elle ignore encore que les choses s'arrangeront, éventuellement, tout doucement. Elle traverse ce qu'elle pense être la pire période de sa vie — et donnerait n'importe quoi pour fermer les yeux, se projeter dix ans en avant et que tout cela ne soit plus qu'un mauvais souvenir.
~ question deux es-tu heureux présentement? Heureuse. C’est un terme plutôt abstrait selon Denya. Le bonheur, elle l’a connu une fois, et c’était en amour. Le stade de pure euphorie, le sourire accroché à ses lèvres à longueur de journée, les papillons dans son ventre et les montagnes russes dans sa poitrine, c’est sa définition à elle du bonheur. Son bonheur à elle, c’était Terry. Les trois mois passés en sa compagnie, les journées à ses cotés, les baisers et les rires incessants... Qu’aurait-elle pu demander de plus? C’était donc ça, l’amour, le vrai? Cette question tournait inlassablement dans ses pensées. Et puis, très vite, c’est le départ de Terry qui a du les séparer. Les adieux à l’aéroport. Les yeux de Denya, embués de larmes, qui suivent sa silhouette jusqu’à son entrée dans l’avion. Puis, le vide total. Des semaines passées à se trainer d’un point A à un point B, sans vraiment savoir ce qu’elle faisait de ses journées. C’était comme si les jolies choses de la vie avaient perdu tout leur sens. Jusqu’à ce fameux jour où elle avait connu une nausée de trop. Jusqu’à l’apparition d’un minuscule « + » sur un insignifiant bout de plastique blanc. Jusqu’au rendez-vous à l’hôpital qui avait suivi pour subir un avortement. Heureuse... Denya ne pense pas l’être. Elle vit pourtant correctement, dans une belle et grande maison, s’entend bien avec ses parents, a quelques amis sur qui compter. Mais cela ne suffit pas. C’est presque comme si elle vivait dans l’attente incessante du retour du seul qui a sû allumer une lueur en elle — Terry.
~ question trois où te vois-tu dans dix ans? Cela va certainement paraître très cliché, mais bien qu’elle ait parfois du mal à se l’avouer, Denya est une romantique dans l’âme. Elle ne peut s’empêcher d’imaginer un futur idéal dans lequel elle obtient enfin le poste dont elle rêve depuis son enfance, se retrouve mariée à l’homme parfait et fonde une famille stéréotypée que l’on pourrait facilement retrouver en feuilletant les pages glacées d’un magasine lifestyle. Bien que romantique et rêveuse à ses heures perdues, son coté terre-à-terre sait également que la routine lui fait bien trop peur pour qu’elle soit un jour heureuse dans ce genre de vie idéale. Dans dix ans, Denya n’aura après tout « que » trente-trois ans et encore bien des années à venir. Elle espère simplement être heureuse, même si elle ignore où elle sera, avec qui, et comment. Elle se voit stable et épanouie. Moins anxieuse qu’aujourd’hui. Plus paisible, plus sage, et un poil moins impulsive. La fleur bleue en elle espère qu’elle aura trouvé la personne avec qui elle voudra partager le restant de ses jours. Denya aspire à une vie simple et équilibrée. Elle sait que le chemin sera continuellement semé d’embûches, et elle espère simplement qu’elle gardera cette force qui lui permet de toujours les surmonter.
- le questionnaire (pour la répartition des groupes) :
Pour la répartition des groupesCe questionnaire servira à déterminer à quel groupe vous appartiendrez. Vos réponses aux questions à développement influenceront également la décision, mais si vous croyez que le groupe choisi ne correspond pas à votre personnage, n'hésitez pas à le signaler au staff. Pour indiquez votre réponse, il suffit d'ajouter « checked » juste après le « name="question" » correspondant à votre réponse (n'hésitez pas à nous faire signe si vous avez de la difficulté).Le matin, quand il est l’heure de se lever :
Un métier qui conviendrait bien à mon caractère :
Je croise au hasard une amie de l’école primaire, je lui dis :
En vacances, je:
En ville, je préfère me promener:
Ce qui me permet d’avancer dans la vie...
Avec les amis, j'adore:
L'élément qui m'attire le plus:
Un défaut que je me reconnais volontiers...
Le soir, avant de m'endormir :
hors-jeuthis is how we walk on the moonprénom/pseudo › leah. âge › 20. pays › france. présence › tous les jours. comment tu as connu le forum › bazzart, sûrement. personnage inventé/scénario › scénario de terry autre chose à ajouter? ›
Dernière édition par Denya Weiss le Mar 10 Nov - 21:05, édité 13 fois |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Mer 28 Oct - 23:47 | |
| I'M JUST A SOUL WHOSE INTENTIONS ARE GOOD every now and then the stars align, boy and girl meet by the great design.Une énième sonnerie provenant de son téléphone tira Denya de ses pensées cet après-midi là et l’obligea à quitter son livre des yeux. Elle vérifia le nom de l’appelant et poussa un soupir agacé. Maman. Elle avait décidé de passer la journée à déambuler dans les rues de Dundee et devait bientôt rejoindre l’une de ses amies qu’elle attendait dans un café. Bien sûr, elle savait que répondre à sa mère signifiait forcément que A) quelque chose allait l’obliger à rentrer plus tôt que prévu chez elle, B) elle allait devoir rendre un service, ou pire encore, C) une bonne leçon de morale l’attendait à l’autre bout du fil car elle avait oublié quelque chose. Consciente qu’ignorer l’appel serait inutile, elle décrocha, bien qu’à contre coeur. « Allô? » marmonna-t-elle. « Denya... » répondit sa mère d’une voix qui semblait etouffée par les sanglots. « Maman? » Le coeur battant, Denya se retrouva aussitôt en alerte. Pas de réponse. « Maman? » répéta-t-elle. « Qu’est ce qui se passe? » Le silence s’allongea à l’autre bout du fil jusqu’à en devenir presque assourdissant. Denya entendait simplement le souffle haletant de sa mère entre deux sanglots. Un terrible pressentiment s’était immiscé en elle et l’empêchait de respirer. « C’est Erin... Erin a eu un accident de voiture. Il faut que tu viennes tout de suite. Tout de suite. » balbutia sa mère. La pièce se mit à tourner dangeureusement tandis que la voix résonnait dans ses oreilles. Erin. Erin. Tout mais pas Erin. Pitié, ne me prenez pas Erin. « J’arrive, j’arrive tout de suite Maman, j’arrive. »
Denya avait toujours détesté les hôpitaux. Les murs blancs, l’odeur aseptisée, les infirmières et les médecins souriants. Les malades. Les pleurs. Les mauvaises nouvelles. Lorsqu’elle poussa la porte principale du Ninewells Hospital, elle sentit ses membres fléchir. Elle ignorait comment elle était arrivée jusqu’ici, comment elle avait quitté le café puis appelé le taxi sans s’effondrer à terre. Elle ignorait comment elle allait pouvoir entrer dans la chambre de sa soeur aîné, de sa moitié, de la chair de sa chair, de celle avec qui elle partageait tout. Elle ignorait comment elle allait pouvoir continuer à tenir debout tant qu’elle ne savait pas si Erin allait vivre. Depuis le coup de téléphone de sa mère, tout était comme un rêve. Flou, complètement surréaliste. Denya était en plein rêve. Ou plutôt, en plein cauchemar. Elle aurait été incapable d’expliquer où elle était ni comment elle était arrivée là. « Denya! » C’est le cri de sa mère qui la sortit de sa torpeur. Sa chevelure brune dans son visage, ses bras autour de son petit corps d’adolescente, son parfum enivrant, ses larmes chaudes contre son épaule. Denya était même incapable de passer ses bras autour du cou de sa propre mère. « Maman... Où est Erin? » chuchota-t-elle dans son oreille. Elle se sentait même incapable de parler plus fort tant elle était sonnée. « Dans une chambre. Son état est stable. Elle dort encore, elle a été très amochée mais elle va s’en sortir. Elle va s’en sortir. » répéta sa mère, comme si elle essayait de s’en convaincre. « Pas Erin... Tout mais pas Erin... » lâcha Denya, la voix tremblante. « Tout mais pas Erin, pitié, pas Erin... » Elle n’avait toujours pas pleuré.
« Je dois vous dire que votre fille a eu beaucoup de chance, Mr et Mme Weiss. Elle n’a pas été touchée cérébralement et n’a pas subit de commotion ni d’hémorragie que nous n’avons pas réussi à stopper. La seule chose est que ses jambes ont été gravement atteintes. Evidemment, elle devra suivre des séances de réeducation chaque semaine jusqu’à la fin de sa vie. Et j’ai bien peur qu’elle ne puisse jamais remarcher... » La pièce recommenca à tourner autour de Denya. Encore, et encore. Erin ne remarcherait plus jamais. Erin serait dans un fauteuil roulant jusqu’à la fin de ses jours. Erin ne pourrait plus jamais danser, sauter, courir, escalader... Erin, la personne la plus active qu’elle connaissait, allait devenir tout ce qu’elle détestait — statique. Les mots lui manquaient. Elle se sentait à la fois submergée par l’émotion et complètement creuse. Le médecin continuait de parler mais elle n’écoutait plus. Elle ne voyait plus que sa mère, effondrée dans les bras de son père. Elle ne voyait plus que le petit hublot qui donnait sur la chambre de sa soeur qu’elle n’avait toujours pas vue. Elle apercevait désormais le bout de son lit. Elle n’avait toujours pas pleuré.
Bip. Bip. Bip. Bip. La machine qui aidait Erin à respirer était plus bruyante que l’hôpital tout entier. Bip. Bip. Bip. Ce fut la première pensée de Denya lorsqu’elle entra dans la chambre de sa soeur. Bip. Bip. Bip. Son corps frêle était allongé sous des draps blancs, sa tête posée sur un oreiller blanc. Elle était couverte de pansements et de bleus. Denya observa les jambes d’Erin, musclées par toutes les activités sportives qu’elle suivait depuis son enfance. Elle s’installa à ses cotés, enveloppant l’une de ses mains dans les siennes, le coeur serré par des larmes qui n’étaient toujours pas sorties. Elle avait si peur d’ouvrir les vannes. Si peur de ne jamais s’arrêter si elle commencait à pleurer maintenant. Erin ne remarchera plus jamais. Erin ne sera plus jamais la même. Bip. Bip. Bip. Denya serra la main de sa soeur plus fort que jamais, tentant désespérement de se raccrocher à quelque chose, à quelqu’un, n’importe quoi. Mais son aînée, sa soeur, sa moitié, la personne pour qui elle aurait pu donner sa vie, la seule avec qui elle partageait tout depuis l’enfance, était inconsciente. Et tout autour d’elle lui sembla si vide — les murs blancs, le lit blanc, le visage pâle d’Erin. Son corps fut soudain secoué de sanglots si terribles qu’elle cru un instant s’etouffer. Elle réalisa enfin l’étendue de la situation, et surtout, les conséquences qui allaient bientôt s’en suivre. Elle pleura pour Erin. Elle pleura pour son passé, pour son futur, pour le reste de sa vie, radicalement changée. Elle pleura de chagrin, mais aussi de reconnaissance. Elle remercia le Ciel d’avoir épargné son aînée. Elle pensa à tous les moments qu’elles allaient pouvoir encore partager, car Erin était vivante. Elle était vivante. Et lorsqu’elle eu terminé de pleurer, elle s’assoupit contre l’épaule de sa soeur, vidée de toutes ses larmes, accablée par ce qui venait d'arriver à Erin, mais emplie de gratitude de pouvoir encore la tenir dans ses bras.
◑◒ Dès le premier instant où elle avait posé ses yeux sur Terrence, elle avait sû qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. C’était ce genre d’attraction qui ne passe pas à la trappe. L’alchimie qui se transpire, la terre qui s’arrête de tourner, la tension qui se palpe. Il dégageait quelque chose d’incroyable. Il lui avait fait ressentir en un seul regard tout ce qu’elle n’avait jamais connu avec qui que ce soit d’autre. C’était lui. Elle en était convaincue. Et pourtant, des histoires, elle en avait eu. Des flirts, des rendez-vous, des coups d’un soir. Des hommes, elle en avait rencontré. Des biens et des moins biens. Elle n’avait jamais ressenti quoi que ce soit d’assez fort pour s’engager sérieusement avec eux. Jusqu’à sa rencontre avec Terrence. C’était indescriptible. Quelques fractions de seconde avaient suffit. Ils étaient attirés l’un à l’autre tels deux aimants, presque comme si ils savaient tous les deux pertinamment que l’autre ne s’était jamais laissé allé à une telle folie. C’était vrai, après tout. Denya n’avait jamais osé espérer autant. Elle n’avait jamais osé s’attacher à ce point, aimer aussi rapidement, rire aussi fort. Pourtant, elle savait qu’il devait repartir. Elle savait que ce n’était que pour quelques semaines, que tout cela n’était voué qu’à l’échec. Elle savait qu’ils ne se revéraient probablement jamais après son retour au Canada. Elle savait qu’il repartirait.
Trois mois. Trois mois de bonheur. Trois mois d’amour. Trois mois d’insouciance, de baisers volés, de papillons dans le ventre. Trois mois d’éclats de rire, trois mois qui lui semblèrent des années. Elle avait l’impression qu’il la connaissait mieux que personne, et vice versa. Il lui semblait avoir trouvé sa personne. Jamais elle ne s’était sentie aussi épanouie, aussi à l’aise avec quelqu’un qui n’était pas de sa famille. Jamais elle ne s’était confiée comme elle l’avait fait avec Terrence. Personne ne l’avait jamais écouté comme il l’avait fait. Et elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils avaient été réunis pour une raison. Ses parents avaient acheté son ancienne maison. Si cela ne tenait pas du destin...
Lorsque le réveil retentit ce matin-là, son estomac se noua instantanément. C’était le jour du départ. C’était le moment tant attendu. Elle ignorait quand Terrence allait revenir. Elle ignorait quand ils se reveraient. Elle ignorait si ils se reveraient même un jour. L’idée lui donnait le tourni. Impossible. C’était impossible. Elle était complètement tiraillée entre la partie d’elle qui avait fait un pacte avec Terrence — trois mois, pas plus — en sachant parfaitement qu’il finirait par quitter l’Ecosse et qui voulait éviter toute souffrance inutile... et l’autre partie d’elle, qui s’était sans le vouloir terriblement attachée à lui. Le trajet jusqu’à l’aéroport se fit dans le silence complet. Terrence semblait tout aussi pensif qu’elle et ne lâcha pas une seule seconde sa main.
« Dernier appel pour les passagers du vol E45 à destination d’Edmonton, fin de l’embarquement dans quinze minutes. » Il était temps pour Terrence de partir, retrouver son ancienne vie. Retrouver le Canada. Retrouver tout ce qui l’attendait de l’autre coté de l’Atlantique. « Bon... Ca y’est, il est l’heure. » déclara Denya d’un ton qu’elle espérait détaché. Elle était tout sauf détachée. Elle n’avait qu’une envie, c’était qu’il reste. Mais ils s’étaient promis de ne pas se retenir. Lui, partait sans l’obliger à l’accompagner. Elle, ne l’obligeait pas à rester. Ils resteraient en contact. Ils resteraient amis, même. C’était la moindre des choses. Mais comment être ami avec quelqu’un qui fait battre votre coeur à la chamade, se demanda soudainement Denya. Comment être ami avec Terrence, la personne avec qui elle partageait tout depuis trois mois? « Je te passerai un coup de fil une fois là-bas. D’accord? » Elle hocha la tête, glissant ses bras autour du cou de Terrence une dernière fois, déposant son front contre le sien. Elle sentait son coeur battre dans sa poitrine. Presque aussi fort que le sien. « J’ai passé trois mois... fabuleux. Je sais que c’est pour le mieux si on se sépare maintenant, et je sais qu’on s’est promis de ne pas se retenir, mais... J’ai jamais ressenti ça pour personne. » Il resta silencieux quelques secondes, plongeant son regard dans celui de la jeune fille. Enfin, leurs lèvres se joignèrent dans un dernier baiser. Un baiser voulant à la fois tout dire et rien dire. Terrence se détacha doucement, lachant Denya dans un soupir. Il s’éloigna finalement vers sa porte d’embarquement, laissant la jeune fille les bras ballants, le coeur au bord des lèvres.
◐◓ « Merde, merde, merde. MERDE. » Denya n’arrivait pas à en croire ses yeux. « Merde. Ok. Respire. » Elle venait d’uriner sur un test de grossesse après une semaine de nausées matinales et un retard énorme dans ses règles. Le test était positif. Tremblante, elle jeta le paquet à la poubelle et tituba jusqu’à sa chambre, le batonnet à la main, incapable de croire qu’elle pouvait être enceinte. Le choc était tel qu’elle n’arrivait même pas à paniquer. Elle s’était pourtant protégée... Visiblement pas assez. Elle savait qu’il était de lui. Qui d’autre? Savoir que l’enfant qui n’était encore qu’une graine dans son estomac venait de Terrence ne faisait que rendre la chose d’autant plus douloureuse. Ne sachant pas quoi faire d’autre, elle composa son numéro de téléphone, les doigts tremblants.
Une fois. Deux fois. Trois fois. Il ne répondait pas. Les sanglots bloqués dans sa gorge finirent par sortir et elle éclata en pleurs en même temps que Terrence décrochait, à des milliers de kilomètres de là. « Denya? Qu’est ce qu’il y a? Ca ne va pas?! » s’affola-t-il en entendant ses pleurs. « Oh, Terry... » renifla-t-elle, le coeur battant. « Tu n’imagines même pas. » « Qu’est ce qu’il y a? Dis moi ! » répéta-t-il, de plus en plus inquiét. « Terrence... » Denya prit une grande inspiration. Elle n’avait pas le choix. Elle était seule face à cette situation, et il avait le droit d’être au courant. « Terrence, je suis enceinte. » Un bruit métallique retentit à l’autre bout du fil, suivi d’un silence. « De.. de moi? » Elle ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. De qui d’autre ! « Mais oui, bêta. » répondit-elle entre ses larmes. « Tu es parti il y a deux semaines, tu pensais vraiment que j’allais coucher avec un autre si rapidement ? » « Oh mon dieu, Denya. Un bébé... » Les mots semblaient lui manquer. Ni lui, ni elle ne s’attendait à une telle nouvelle. Un enfant. Un bébé. Elle n’avait que vingt-trois ans, et ils ne vivaient même pas sur le même continent, bon sang. « Oui Terry, un bébé. C’est... c’est merveilleux, et je suis comblée d’être... d’être enceinte de toi mais... » hésita Denya. « Mais... ? » continua le jeune homme à l’autre bout du fil. Roulée en boule sur son lit dans sa chambre d’adolescente, Denya ne pouvait retenir ses sanglots. Elle ne cessait de fixer le petit + rose qui figurait sur le test. Elle avait tant envie que Terry soit là pour sécher ses larmes, tant envie qu’il la prenne dans ses bras et l’assure que tout irait bien. Elle se sentait tiraillée, déchirée, anéantie par une nouvelle qu’elle aurait préféré ne jamais apprendre. « J’ai à peine vingt-deux ans... commenca-t-elle d’une voix tremblante. Je ne veux pas renoncer à mes études, à ma carrière, tu sais à quel point j’ai de l’ambition et, et je... je ne peux pas te forcer à revenir Terry, et quand bien même tu serais là, je... je ne suis pas sûre d’en être capable, je ne pense pas pouvoir être mère et étudier en même temps je, je veux que mon enfant ait une belle vie, pas un futur incertain à cause d’un départ maladroit et... » Terrence la coupa presque instantanément, très doucement. « Denya. Denya calme toi, je comprends. Je comprends Denya. Tout va bien se passer. Je suis là et je te soutiendrai quelle que soit ta décision. »
Ils discutèrent jusqu’au bout de la nuit. Jusqu’à ce que Denya oublie la triste nouvelle. Jusqu’à ce que ses larmes soient sèches. Jusqu’à ce que le sommeil l’emporte finalement. Elle redoutait terriblement son réveil du lendemain, les quelques secondes où elle allait tout oublier... Puis le flot d’inquiétude qui arriverait juste après. « Terry, je suis désolée... » chuchota-t-elle juste avant de sombrer. « J’aurais tant aimé... » « Je sais. Moi aussi, Denya. Moi aussi... »
Dernière édition par Denya Weiss le Mer 11 Nov - 10:25, édité 7 fois |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Mer 28 Oct - 23:55 | |
| Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche!!! |
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kill em with kindness
› inscription : 21/08/2013 › pseudo : shiver./sarah. › crédit : spleen ocean/tumblr.
› statut civil : célibataire. › occupation : serveuse au madison grill & mannequin à ses heures perdues.
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Mer 28 Oct - 23:59 | |
| Une autre Weiss, c'est une coïncidence ? en tout cas j'adore ton kit, ce scénario est une perle rare d'ailleurs et puis je sens que je ne vais pas beaucoup t'aimer toi Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche Si tu as des questions n'hésite pas |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Mer 28 Oct - 23:59 | |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 9:07 | |
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› inscription : 28/08/2015 › autres comptes : juliet, alice › statut civil : fiancé, ça commence à redevenir rose et beau › quartier : #014, stanford alley › occupation : hockeyeur pro norvégien et kinésithérapeuthe sportif
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 10:49 | |
| bienvenue par ici j'aime beaucoup ton prénom, j'ai hâte de voir ta petite histoire, surtout avec un scénario pareil |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 11:21 | |
| Bienvenue |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 11:42 | |
| Bienvenue parmi nous !! Et bonne chance pour ta fiche ! |
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◆ if i held my breath on you
› inscription : 15/06/2015 › pseudo : .lollipops (maïlig) › autres comptes : eli copland › crédit : ©outlines sur @bazzart + tumblr, texte de jennifer salaizs (signature)
› statut civil : célibataire, reprenant goût à l'amour depuis quelques temps. › quartier : downtown area › occupation : architecte
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 11:56 | |
| bienvenue et bonne chance pour ta fiche excellent choix de scénario en tout cas (j'adore le pseudo choisi, l'avatar itout ) |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 18:14 | |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 19:52 | |
| bienvenue |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 19:57 | |
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› inscription : 22/02/2015 › pseudo : spf. ( océane ) › avatar : daniel sharman › autres comptes : anciennement arni. › crédit : wildest dream (av) endless love (sign)
› âge : vingt sept ans, pas encore trente ans. merci de ne pas lui en parler. › statut civil : célibataire, tout juste sorti d'une relation de longue durée. il le vit bien cependant. › occupation : dj la nuit. casse couille le jour. musicien dans l'âme.
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Jeu 29 Oct - 23:26 | |
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› inscription : 22/06/2015 › autres comptes : Katia-Isabel Delage & Prince K. Benjamin › crédit : ISHTAR (avatar)
› statut civil : Célibataire. › quartier : standford alley
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Ven 30 Oct - 9:15 | |
| Bienvenue parmi nous ! |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Ven 30 Oct - 10:31 | |
| (dis donc serais-tu une cousine éloignée ? ) ce scénario bienvenue ici et bon courage pour ta fiche. edit: je te mpotte pour le nom |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Ven 30 Oct - 12:30 | |
| selena est tellement belle, ce scénario est tellement parfait ... bref, t'as fait des choix de malade. j'ai hâte de pouvoir lire vos rps. ah et le pseudo est vraiment très joli. bref, bienvenue ici et bon courage pour ta fiche |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Ven 30 Oct - 15:37 | |
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down by the river
› inscription : 22/01/2012 › pseudo : sarah (twisted lips) › avatar : sasha pieterse. › autres comptes : micah. › statut civil : célibataire. › quartier : fairmount district. › occupation : étudiante en architecture et design intérieur.
| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Dim 1 Nov - 20:13 | |
| ce scénarioooo, excellent choix. j'ai trop hâte de voir ce que ça va donner entre denya et terry. bref, bienvenue & bon courage pour ta fiche. j'espère que tu vas te plaire parmi nous! |
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› inscription : 16/03/2013 › pseudo : charney (rose) › avatar : melissa benoist. › crédit : charney (ava).
› statut civil : célibataire. › quartier : dans un petit appartement, sur downtown area. › occupation : étudiante en droit, spécialisation en crime familiaux. barmaid au old pub.
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ Lun 2 Nov - 17:51 | |
| Bienvenue Denya! Bon courage pour ta fiche |
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| (#) Sujet: Re: 'til the love runs out. ◊ | |
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